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mardi 7 juillet 2009

Préfecture

Deux collègues se rencontrent pendant que le peuple fait le piquet dans la file d'attente.
(Ils n'ont pas dû se croiser à la machine à café hier...)

Lambda femelle : " - Hé salut!
Lambda mâle : - Oh salut!
(bises x2)
Lambda femelle : - Tu vas bien?
Lambda mâle : - Ouai.
Lambda femelle : - Tu pars en vacances?
Lambda mâle : - J'sais pas. P't-être en août.
Lambda femelle : - Quoi?? Tu les as pas posé?
Lambda mâle : - Ben non.
Lambda femelle : - Même pas en prévoyance?
Lambda mâle : - Nan. Et toi, tu pars?
Lambda femelle : - Ouaaaiii, jeudi!
Lambda mâle : - Cool. Tu vas où?
Lambda femelle : - Canaries.
Lambda mâle : - Ah ouai, sympa.
Lambda femelle : - Tu connais?
Lambda mâle : - Ouai...
Lambda femelle : - T'y es déjà allé?
Lambda mâle : - Ouai...
Lambda femelle : - C'est bien?
Lambda mâle : - Ouai. Mises à part les plages de sable noir, ça c'est chiant.
Lambda femelle : - Ah ouai? Y'a des vagues?
Lambda mâle : - J'ai pas souvenance.
Lambda femelle : - J'aime pas les vagues. C'est ça qui m'fait peur.
Lambda mâle : - Oh moi j'adore!
Lambda femelle : - Ah ben on est pas pareil!
Lambda mâle : - Ouai.
Lambda femelle : - Bon ben bonne journée.
Lambda mâle : - Ouai, salut."

Je ne sais pas ce qui me fait le plus mal quand j'entend ça :

- Avoir passé 15jours aux Canaries et déclarer connaitre.
- Demander à l'autre ce qu'il fait juste pour pouvoir caser ce qu'on va faire.
- Être étonné que l'on puisse ne pas prévoir ses vacances six mois à l'avance.
- Se sentir rebelle parce qu'on a pas encore posé ses vacances alors qu'on est déjà en juillet.
- Trouver que le sable noir ça rend les Canaries pas terrible.
- Penser que si il y a des vagues les vacances seront fichues.
- Avoir besoin de l'avis d'un collègue pour savoir si on a fait un bon choix de voyage.
- Décréter qu'on est différent sur le simple fait d'aimer ou non les vagues (alors que justement ça vous rend tellement semblables...)

Ca me rend triste.

Du reste la nana aurait pu aller au camping de Biscarosse et le résultat aurait été le même(et je n'ai rien contre le camping de Biscarosse). Pas besoin de prendre l'avion pour aller faire du farniente sur la plage et ça lui aurait couté tellement moins cher.
Sur qu'elle va emporter son minuteur de cuisine pour brûler comme un toast sur ses deux faces :
15min ventre - ting! - 15min dos - ting! et ainsi de suite pendant tout son séjour.
Elle va passer des vacances tellement Gé-ni-ale, que moi ça me donne un peu envie de vomir...

vendredi 26 juin 2009

Mauvaise de l'oeil

Ce matin en me réveillant y'avait comme un truc bizarre.
J'avais pas mal au crâne, pas mal aux ch'veux, mais ça me démangeait du côté des tempes.
Un peu au dessus pour être exacte. En passant la main, j'ai bien senti que ma peau était pas comme d'habitude, un peu plus rêche en fait. Mais j'me suis pas trop inquiétée sur le coup.

Je m'suis levée pour aller préparer l'café et là j'ai croisé mon reflet dans le miroir. J'ai fait un d'ces bonds, trois mètres (au moins), c'était terrible! J'sais pas comment j'ai fait pour pas me fracasser sur la table basse!

J'avais le teint tout vert. Pas du genre vert de vert de lendemain (même si c'en était justement un de lendemain). Non, mais vert-vert. Vert comme les petits poids, Hulk et les camions poubelles. Ouai, vert poubelle j'étais.

Je me suis foutue une de ces frousses! J'ai même crié, je crois. Après je me suis approchée lentement du miroir, histoire de vérifier que ce n'était pas une illusion d'optique ou un truc du genre...
Mais non. Et pis y'avais pas que la couleur qu'était bizarre, y'avait la matière aussi.
Ma peau était comme recouverte d'écailles ou de quelque chose de semblable.
Mes yeux étaient devenus deux billes jaunes fendues de noir et les calositées sur mon front étaient en fait deux pa-mignonnes petites cornes qui commencaient à pousser.

Je sais pas trop pourquoi mais j'ai aussi tiré la langue. Fourchue qu'elle était!

C'est à ce moment là que j'ai réfléchi.
J'ai encore du faire la vipérine hier soir avant de me coucher...
Ma grand-mère m'avait pourtant prévenu : "- Si les cloches sonnent tu vas rester coincée!"
Bon en général elle disait plutôt ça quand je jouais à bigloucher ou à faire des grimaces, mais ça a quand même fini par arriver...

J'ai pas l'air con maintenant, j'ai plus qu'à guetter les horaires de la messe et pis être un peu gentille... mais pas trop quand même, avoir des plumes dans l'dos et une auréole lumineuse c'est pas bien discret non plus...

En attendant va falloir que j'me trouve une escuse pour pas aller bosser ce soir...

mercredi 24 juin 2009

Agression nocturne

Travailler au poulailler n'est pas toujours facile, surtout qu'en moyenne ça m'occupe six nuits par semaine.
Pour dire que lorsqu'arrive le 7ème soir j'ai envie de me détendre ou d'envisager une soirée un peu folle, plutôt que de rester devant une télé que du reste je ne possède pas.

Hier c'était donc un peu mon samedi soir, mon unique soirée de libre pour prendre l'air et profiter d'un moment agréable avec des amis. Et vu que le "mardi c'est permis", j'ai téléphoné à Peer et Fetnat pour qu'on aille se prélasser au soleil et qu'on s'organise notre petite débauche hors du temps socialement apartit.

Après un apéro sur les bords du canal où l'on a admiré les plongeons horizontaux de baigneurs en quête de maladies cutanées, nous sommes partis à la recherche d'un restaurant pour nous substanter.

Notre choix s'est porté sur la cuisine de Mme Swan. Des plats d'un genre asiatique revisité à déguster dans des canapés moelleux et une atmosphère conviviale (normal sur les bords du canal atmosphère-atmosphère-est-ce-que-j'ai-une-tête-d'atmosphère!).
En tout cas après avoir goûté le délicieux "Tiramisus en Nems de Crêpe" je ne regrette en rien l'absence de madeleines. Et d'ailleur je me demande encore si il y a un lien quelconque avec l'ami Marcel Proust...

Après avoir raclé nos assiettes et épongés nos verres, l'heure fatidique du dernier métro à sonné pour Peer. Pour Fetnat, il était déjà trop tard.
On a donc divisé l'essaim.
Peer a filé vers ses pénates et avec Fetnat on a clopiné vers les miennes.
En chemin Jaurès nous à tendu les bras ce qui nous a un peu retardé... Un arrêt à l'épicerie et 4étages plus tard, on s'est finalement installées chez moi pour finir la soirée en douceur.

Chuchotis et chuchotas.

Sincèrement on essayait d'être discrète vu que MaColoc dormait dans la pièce à côté.
Mais apparemment, c'était encore trop fort pour son "sommeil fragile".
Vers 2h elle s'est manifestée par des grincements de sommiers sonores et à 2h05, elle a déboulé dans le séjour, la gouffa en pagaille et le cil collé pour nous sommer de faire moins de bruit.

Dans le sud-ouest, les locos ont un accent charmant qui leur fait prononcer toutes les syllabes et toutes les lettres. Par exemple "moins" se prononce "moince", ce qui aurait donc pu donner "faites moince de bruit, j'ai le sommeil fragile".
Sauf que MaColo vient de la région Orléanaise, et du coup, les accents chantants ne sont pas tombés dans son berceau.
Son ton était juste chargé de reproches et avec Fetnat on a prit la chose telle qu'elle nous était offerte : comme une agression nocturne. On a été pas mal surprises, vu que justement nous ménagions notre niveau sonore pour ne pas déranger MaColoc, mais c'est juste une remarque en passant.

Par bonheur l'appart et ne se réduit pas à un "trou dans le mur" et dispose de plusieurs pièces. On s'est donc réfugiées dans la minuscule cuisine pour finir la binouze et nos blablatages (réorientés vers de nouveaux sujets depuis notre changement de situations géographique).

J'avoue qu'il était étrange de se prendre un retour en pleine nuit alors que depuis un an de colocation c'était la 1ère fois que quelqu'un venait dormir à l'improviste... Et puis c'est pas comme si je faisais la java tous les soirs, vus que, comme sus-mentionné, 6 soirs sur 7, de 20 h à 2h du mat', je ne suis pas là.
Il serait donc hypocrite de dire que j'encombre le séjour plus que de raison.

Ah oui, j'ai oublié de dire, lundi j'ai posté le préavis pour quitter le navire.
Dommage, c'était un bail solidaire...

lundi 15 juin 2009

La Danse du Coussin

Ce qui est formidable avec l'Art c'est qu'on peut en faire avec tout. Par exemple qui aurait pensé assister un jour à la danse du coussin? Humm?

J'avais rejoint un pote pour l'apéro et tandis que nous sirotions tranquillement une petite bière dans une courette ombragée, il me propose de l'accompagner à la présentation d'une fin de stage dans le théâtre où il bosse. C'est une chorégraphe géniale et ça durera juste une petite heure m'assure-t'il... Toujours partante, je dis oui. Erreur.

Arrivés au théâtre pas grand monde, seulement des gens conquis d'avance vu qu'ils ont été invités, qu'ils font partie de la famille, des amis...

Une nana stressée nous presse pour qu'on rentre dans la salle. Ca aurait déjà du commencer depuis au moins 2 minutes! C'est la chorégraphe. D'emblée ça me parait bizarre : une danseuse qui semble physiquement mal à l'aise présage rarement de bonne choses.
Elle nous annonce le programme. Et blablabla blabla bla ce que je veux faire et nianiania... Déjà ça me gonfle d'être là. Active! On verra bien si ton propos est clair dans le mouvement! Go!

J'aime pas quand on me demande de retirer mes pompes, de les laisser dans le noir et de m'installer sur le plateau. Pas que j'angoisse à l'idée de ne pas avoir mes petites affaires cadenassées à mes pieds, non, juste que d'une part je déteste être dans la lumière des projecteurs (je ne suis pas une luciole!) et d'autre part je déteste ce genre de prise d'otage. C'est tellement bon l'anonymat du spectateur, se fondre dans un fauteuil, s'ennuyer tranquillou, être captivée par les mouvements sur le plateau, se concentrer ou rêver à autre chose selon l'humeur... Mais où est le respect du spectateur!
Mais bon, je suis invitée, je n'ai pas le choix... Inspiration, apnée, installation parmi les amis souriants trop content de partager le même espace que tes artistes... Ce qui me fout en boule c'est qu'il n'y a plus aucune sortie de secours, combien de temps ça dure ce truc déjà? Si je m'endors ça va se voir, si je regarde l'heure aussi... et l'autre là qui prépare sa caméra...

Nous voilà tous assis par terre à l'extérieur d'un cercle matérialisé par des dizaines de coussins blancs de toutes tailles. Déjà une demi heure qu'on est là... Encore un peu de blabla et ça commence enfin. L'intensité des projos ne change pas d'un poil, on restera illuminés tout le long.

Il s'agit d'une recherche en quatre temps sur "comment agir pour le bien du corps de l'autre". Mais d'où il sort ce thème? D'une brochure pour un centre SPA? D'un prospectus distribué à la sortie du métro pour une consultation avec le professeur Gnou (bien-être, divination et cuisine)?
La recherche du bien-être j'ai rien contre mais on pourrait pas avoir un coussin pour s'assoire?

La proximité avec les comédiens ou les danseurs et ben, je trouve pas ça cool moi. Je trouve que c'est un effet à la con, de la fausse modestie : z'avez vu comme on est accessible nous, pas de clivage scène-salle, vous n'êtes pas des spectateurs lambdas, on vous prend en compte, nous , mais restez-bien-derrière-la-barrière-de-coussins-pour-zieuter-comme-on-est-beaux-merci. Berk...

Synopsis:

Acte1 : Couverture déployée et danseurs. A s'allonge. B prend des petits coussins et les place sur et sous le corps de A. ex: 3 sous le pied droit, 2 sur le ventre, 1 sur le poignet gauche, 1 sous les côtes et 2 sous le coude droit. Pas l'air bien confortable l'assymétrie. Le publique pas-lambda a compris le système. On demande des cobayes volontaires.
C'est fou le nombre de boutons mal cousus, de trous dans les chaussettes et de tâches sur son pantalon qui peuvent devenir captivants dans ces moments la...
Malaise tactile chez les danseurs face au troupeau d'anges qui passe.
Quitte à être coincée là autant s'amuser un peu, je me décide à partir à l' abattoir.
Ce sera ma seule BA du jour je vous préviens! Je me lève, redresse la tête, tombe face au visage de la danseuse C, son sourire reconnaissant me donne envie de fuir dans l'instant.

Je traverse le cercle interdit. Je m'attendais à ressentir un effet magique, des picotements dans les chevilles ou voir des étincelles dorées... mais non, rien.
Me voilà allongée sur une des couvertures. Pour le moment le sens m'échappe, mais peut-être que vivre l'expérience va m'éclairer sur la démarche... Je regarde le grill, je joue le jeu.
Et vas-y que C soulève ma jambe, mon coude, ma tête, cale un coussin par là, entoure mon bras avec un autre, m'en jette un plein de graines sur le ventre...
C me demande si elle peut faire quelque chose pour améliorer mon confort. J'analyse la situation, j'ai un coussin sous le genou gauche et un sur la cheville droite, le coude droit relevé, des poids sur la vessie... Moui, j'étais pas mal avant tout ce tralala...
Tu es bien gentille C, c'est pas ta faute je sais, c'était pas ton idée, mais là franchement je crois que t'en a fait assez, merci, je peux partir maintentant?
J'attend encore un peu avant de me relever, je vois les autres danseurs qui continuent à empiler des coussins sur leurs proies. Elles semblent pourtant déjà mortes.

Aurais-je eu de la chance? Serais-je tombée sur la seule danseuse rebutée à l'idée d'étouffer ses victimes? De peur qu'elle ne revienne sur sa décision et ne raplique pour m'achever, je me débarrasse lentement des coussins et vais me réfugier en courant-marchant hors du cercle. Parfois les murailles servent à protéger l'extérieur de l'intérieur... Une fois sortie du champ éléctromagnétique je reprend ma posture d'observateur septique.

Les autres cobayes ressemblent à des baleines échouées sur la plage, celles qu'on tente de sauver avec des linges humides en attendant la marée. L'agonie traine. La chorégraphe s'en rend compte. Il ne reste plus qu'une seule baleine, les autres ont repris le large. Les danseurs rangent leurs petits coussins blancs en belles piles. Dématérialisation du cercle et évacuation du cétacé.

Acte 2: "On dirait que tu ferais semblant de dormir, que tu rêverais et que je veillerais sur toi. Tu tournerais dans ton sommeil et je placerais des coussins sous ton corps et tu serais bien..." M'est avis qu'avec un bon lexomil et ce serait réglé...Mais bon.
E a failli donner un coup de pied à B, mais D était là et a intercépté le pied de E avec un coussin. Bien joué D! (C'était un peu comme du catch, mais sans le ring, sans les costumes, sans le rythme et sans le commentateur...)

Acte 3 : West Side Story, mais sans les ritals, sans la musique, sans la story et sans intérêt.

Acte 4 : "On dirait que les danseurs ABCD feraient voler E comme un avion et viendraient le faire atterrir sur le corps de F."
E-hop! E-vroum! E-splach-sur-F! F-rouleboule! et on recommence!
Mortel.

Tadam! C'est la fin, le signal de la délivrance est donné par la chorégraphe. Je commence à me relever, ou est la sortie? Mais je retombe, c'est le moment de discuter de ce qui vient de se passer... Argghh...
Chacun à son tour les sourires conquis s'écoutent donner leur avis.
- Bim! Ecoute un peu la belle phrase alambiquée que je vais te pondre!
- Vlam! Y'a pas de sens mais c'est pas mal tourné!
- Poum! Opinion perso de Etbenmoije qui déboule des gradins!
- Blop! Si je prend la pause ce que je vais dire sera encore meilleur!
- Zip! J'aime beaucoup ce que vous faites...

Bizarre, personne ne m'a demandé mon opinion. D'ailleurs c'était peut-être mieux que je me le garde. Je serais passée pour une vieille réac stérile de la comprennette. En plus à ce moment là j'étais juste concentrée à régler ma respiration sur "calme", histoire de ne pas me barrer en courant, par respect pour mon pote qui bosse là... Possible qu'ils s'en soient rendus compte...
Pour le reste, je crois vraiment que vautrés sur le sol à se tripoter les orteils, ce type de discution à moins de charme qu'en costard une coupe de champagne à la main...

En tout cas je retiens mon pote avec son "juste une petite heure", et comme dirait le maitre d'hôtel de Palace-Palace : "un jour je l'aurais, je l'aurais!"


samedi 6 juin 2009

"My sweet Lily"

Il y a quelques semaines, alors que j'étais en vagabondage de l'autre côté du globe, MaColoc m'a envoyé un mail pour me faire part de l'état catastrophique de son moral. Elle avait trouvé des crottes de souris chez nous et emprise d'une angoisse totale elle avait dû trouver refuge chez sa cousine.

De retour après deux mois d'absence, je me suis retrouvée face à une scène que je croyais réservée aux séries B.
Lotte : "- Qu'est ce que tu fous?
MaColoc : - Y'a une souris! Je l'ai vue!
Lotte : - Oui, je sais, mais qu'est-ce que tu fous SUR la table?"

Dès le lendemain j'ai sorti ma tenue de McGyver pour déplacer la machine à laver et autres meubles afin de traquer Lily (c'était le nom de la souris), poser des pièges et boucher ses éventuelles points d'accès.
Mais attention pas question de penser à la mort aux rats, ça la ferait trop souffrir!
Utilisons plutôt de petites boîtes en carton dans lesquelles elle viendra s'engluer et de bonnes vieilles tapettes en bois... (Personnellement je trouve la mort par engluation pire que le poison, et j'ai bien failli perdre un doigt avec une de ces p* de tapettes!)

Toujours est-il que la psychose s'est calmée avec la disparition des crottes sur le frigo.
Tout semblait être rentré dans l'ordre. Lily avait compris le message.
Jusqu'à ce matin.

Vu que je bosse de nuit, avec MaColoc on ne se voit pas beaucoup en ce moment.
Je venais tout juste de me lever et j'étais encore pas mal en mode zombie. La cafetière n'avait pas émis son cri caractéristique, mais j'ai bien vu qu'un truc la tracassait. De retour dans le séjour munie du café qui devait me sortir des limbes de la nuit, MaColoc a trouvé une façon plus éfficace de le faire. Elle m'a annoncé que Lily gisait dans un état de décomposition avancée au milieu des casseroles sous l'évier. Apparement elle avait rajouté des tapettes "au cas où".

C'est donc en découvrant qu'une souris morte pouvait faire encore plus peur qu'une souris vivante que je me suis retrouvée à quatre pates munie de gants Mapa roses à jouer les Cendrillons. Et pour faire bonne mesure, ben j'ai néttoyé toute la cuisine.
Maligne Macoloc.