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vendredi 7 août 2009

"Joli Coup" : version A

Pour aller chez les Poules Sauvages, Bob prend les transports en commun. Debout dans le fond de la voiture, il aiguise son regard rapace. Le jeu consiste à observer sans être vu des individus qui observent sans qu'on les voit. Le top du top étant d'effectuer l'opération en affichant l'air absent du citadin blasé.
Bob a choisi sa cible : une fille qui lit un roman plus gros qu'elle assise sur un strapontin. Il ne lui reste que quelques pages...

Alors que Bob en est encore à analyser la quincaillerie qui lui enserre les poignets, la donzelle range le volume dans son sac. Elle relève la tête et leurs regards se croisent. Chose inhabituelle, elle lui sourit.. Toute absorbée par sa lecture elle a oublié les bonnes manières et la défensive naturelle qui veut que dans le métro on fait la tronche. Bob, surpris, lui renvoi un sourire bredouillant.

Le train aborde la station Charles de Gaulle Etoile pour y libérer les touristes transpirants.
Bob suit la fille qui s'éloigne le regard rêveur.
Tandis que la sirène annonce la fermeture des portes, la fille se baisse pour réajuster la boucle de sa chaussure, genant involontairement la course de deux hommes qui déboulent d'un couloir. Ces derniers se jettent dans la rame au moment où les portes se referment. Dans la précipitation et la collision évitée, un des hommes fait tomber son téléphone. Il frappe contre la porte pour attirer l'attention de la fille tout en regardant son bien gisant sur le quai.

Sans hésitation, Bob s'élance, saisit le portable, continu à courir et le jette par la fenêtre ouverte. A l'intérieur du wagon les voyageurs applaudissent. Bob, fier de son effet, salut la foule. Il se retourne pour cueillir le sourire de la fille. Il la cherche des yeux, mais elle a disparu, avalée par la ville.

Bob dépité se dirige vers les escalators.

jeudi 2 juillet 2009

4) Administrations

Vers 8h, Bob s'est fait réveillé par un "tübülübülü" strident.
Il s'est relevé en sursaut et s'est recouché aussitôt à moitié assommé.
Il avait oublié qu'il avait dormi la tête dans le fridge (le seul remède qu'il avait trouvé contre la chaleur étouffante de la nuit).
Le temps d'analyser d'où provenait la sonnerie, il n'y avait plus personne à l'autre bout de l'interphone...
Les yeux encore collés, Bob s'est accordé un petit somme rapide sur le sofa avant de commencer véritablement sa journée.


Depuis plusieurs jours, Bob voudrait activer ses démarches administratives, mais ses horaires de surveillance chez les Poules Sauvages ne l'aident pas à tenir ses bonnes résolutions.
La veille encore il est rentré à 2h30 après s'être payé une petite visite nocturne en taxi brousse. La visite de ses amis imaginaires l'a tenu en éveil jusqu'à 4h30 et le manque de fraîcheur l'a conduit dans la grande cuisine où il s'est écroulé après une orgie d'icecream. Et c'est justement dans cette position passablement inconfortable que la sonnerie de l'interphone l'a surpris.

Mais aujourd'hui Bob fait bouger les choses. Il est déterminé.


Bob connait les administrations et la population qui a besoin d'aide. Il sait que le lundi n'est pas un bon jour pour tenter sa chance.
D'une part tous les pauvres gens dans la même situation que lui s'y précipitent (vu qu'ils ont eu tout le wiken pour prendre de bonnes résolutions).
Et d'autre part les employées de ce genre d'institutions ne sont efficace qu'à partir du mardi (vu que le lundi elle doivent se remettre de leur wiken et raconter en détails aux collègues, une touillette en plastique dans une main et un gobelet de café de l'autre, les derniers exploits du petit Jean-Louis, les bêtises de Marie-Louise et les poils que Loulou perd par poignées -Loulou étant alternativement le mari ou le chien de l'oratrice-).

Bref deux mardis de suite, Bob a essayé de mettre la machine en route.

Par deux fois il est allé à la Préfecture de Police.
Bob veut une autorisation pour conduire sa roulotte sur tous les chemins du monde.
Et par deux fois il est revenu bredouille.
On lui a conseillé de venir retirer un ticket comme à la boucherie, dès l'ouverture et même un peu avant, soit vers 7h30... Bob attend donc d'être au chômage pour cette quête là.

Par deux fois il s'est aussi rendu à l'Ambassade pour obtenir des renseignements vu qu'au téléphone une femme très froide refuse constamment de lui délivrer les informations dont il a besoin. Après avoir tapé une série d'*, de 4, 5, 7, 2, *, 4 et quelques #, le femme lui souhaite toujours une bonne journée avant de lui raccrocher au nez.
Bob n'a jamais l'occasion de lui poser ses questions.

La première fois où il s'est déplacé de l'autre côté de la ville, il a trouvé un mot sur la porte : "exceptionnellement fermé pour cause de travaux". La seconde fois il a eu plus de chance, Mme-La-Vigile lui a conseillé de venir consulter le bureau des visas avant 11h tous les matins. Tous, sauf le lendemain, qui était "férié pour cause de fête nationale"... Evidemment le mercredi est le seul jour ou Bob pouvait espérer sortir de chez lui à une heure décente...

Le mercredi en question, après un long palabre avec ses hémisphères, Bob a décidé qu'il avait une âme de rebelle et qu'il laisserait couler la journée. De tout façon, le mercredi c'est la journée des enfants et il y a un grand parc juste à côté de chez lui qui pullule de ces petites bestioles.
Bob a donc trouvé mieux à faire que de courir les institutions. Il a passé tout son après midi caché dans les buissons, à s'entraîner à viser avec son fusil à fléchettes... Une occupation bien plus rigolotte selon lui.

Ce jeudi était donc le Bon Jour pour les Bonnes Résolutions (hummm ça me rappelle un truc là...) Bob avait décidé de se coucher tôt pour être en forme et s'occuper de la paperasse qui va lui permettre de s'émanciper.
Lorsque vers 13h Bob est enfin revenu à lui, il était déjà accablé par la chaleur. Il a regardé les traces de chocolat fondu sur son tee shirt puis s'est glissé sous la douche avant même de prendre son premier café...

Une fois la caféine infiltrée dans son sang, Bob s'est mis à dresser la liste des choses à faire. Bob aime les listes.
C'est fou tout ce qu'il y a à faire pour gagner sa liberté!
Et lui qui croyait qu'il suffisait de glisser la clé sous le paillasson pour partir à l'aventure! Robinson Crusoé et Capt'aine Cook avaient eux aussi eu leurs déboires avant de partir... Peu à peu des embuches aparaîssaient sur son chemin...


LISTE DE CHOSES A FAIRE :

1) Téléphoner à Mme-La-Vilaine (agence FDP) pour fixer l'état des lieux,


2) Déclarer au Centre des Impôts (CDI) le partage de la Taxe d'Habitation (TDH) avec Jeannette,

3) Actualiser ma Situation Mensuelle (SM) sur internet (auprès des ASSEDIC),

4) Envoyer mes Fiches de Paye pour être régularisé auprès du Pôle Emploi (PE) et bénéficier de l'ARE,

5) Téléphoner (au 3949) pour faire la demande de renouvellement de statut,

6) Prendre RDV avec la Médecine du Travail (CBM),


7) Payer les factures (EDF et GDF),

8) Faire une actualisation de dossier auprès de l'Assurance Maladie (CPAM),


9) Retirer le courrier en recommandé que les PTT ont essayé de me livrer ce matin,


10) Acheter des timbres.



Deuxième café.


1') Bob téléphone à l'agence. La rupture de bail est refusée. Mme-La-Vilaine a envoyé un courrier en recommandé pour le prévenir. Jeannette doit faire un renouvellement de dossier ou une demande de préavis avant que Bob ne soit libéré de ses obligations, et le tout avec un préavis de trois mois.
De plus Mme-La-Vilaine part en vacances et ne sera plus joignable jusqu'au 14 juillet. Bob soupçonne Mme-La-Vilaine de prendre plus de 5 semaines de congé par an.
Bob téléphone à Jeannette et laisse un message sur son répondeur...

2') Bob rempli sa déclaration pour la TH du CDI. Il cachette l'enveloppe. Et d'une!

3') L'ordi rame mais Bob fini par déclarer ses revenus sans trop d'encombre. Cependant impossible d'obtenir l'attestation à imprimer.

4') Il photocopie ses fiches de paye, note son N°d'identifiant sur chacune d'elles et les plies ensemble. Il cachette l'enveloppe. Et de deux!

5') Après avoir tapé *, le N°de son département, son N°d'identifiant et son signe astrologique, "3949" informe Bob que "les bureaux sont ouvert du lun au mer de 9h à 16h, le jeu de 9h à 13h et le ven de 9h à 12h15..." et qu'il peut donc retenter sa chance un autre jour!

6') Tant qu'à passer des coups de fil, Bob appelle à la CBM, qui lui annonce qu'ils n'ont plus de place pour les prochains jours mais qu'il peut renouveler son appel lundi vers 8h pour essayer d'avoir un RDV...

7') Bob sort son chéquier, faudra qu'il en parle à Jeannette. Il paye les factures, et cachette les enveloppes. Et de quatre!

8') Internet rame toujours. Bob ne trouve pas les fichiers à télécharger pour actualiser son dossier. A priori, la CPAM ne se trouve pas loin. Au N°19 dans la rue qui croise celle où il habite. Il est 15h, il fait chaud, mais Bob décide d'y aller à pied, au moins il sera fixé. En tournant l'angle de la rue, Bob s'aperçoit qu'il est au 227 et qu'il va devoir remonter toute la côte en plein cagnard.
Arrivé au N°19, Bob est en nage. Une pancarte annonce que "du 1er juillet au 1er septembre, l'accueil sera exceptionnellement fermé les jeudis afin de permettre le traitement des dossiers"...
Pas démoralisé Bob en profite pour aller jusqu'à l'agence ASSEDIC et retirer directement le dossier pour sa demande de renouvellement d'intemittence. Sur le rideau de fer fermé une note stipule que "l'accueil en semaine se fait jusqu'à 14h".
Pas grave, il va juste imprimer son actualisation à la borne extérieure vu qu'il n'a pas réussi de chez lui. Il saisit son N° de département, son N° d'identifiant et son N° de code. Il demande l'impression du document et la borne lui affiche un message d'erreur : "imprimante temporairement hors service". Bob annule sa session et se dirige vers la Poste.

9') Heureusement qu'avant de partir Bob a trouvé dans sa boîte à lettres l'avis de passage du facteur, il l'a bien lu et sait que son courrier ne sera disponible qu'à partir du "vendredi 3 - 10h". Bob ne se fera pas avoir à faire la queue pour rien! Mais il doit quand même acheter des timbres.

10') Arrivé devant la poste, Bob constate que la grille est fermée à mi auteur et qu'une grosse poubelle placée juste devant la porte, empèche d'entrer.
"Votre Poste est exceptionnellement fermée pour cause d'inventaire".
N'a foutre, Bob sait qu'il peut retirer de carnets de timbres au distributeur automatique!
Bob se place devant le premier et touche l'écran : "momentanément hors service"...
Bob se décale sur le deuxième et touche l'écran : "momentanément hors service"...
Bob range ses lettres dans son sac et reprend la direction de chez lui.

Sur le retour Bob est très prudent quand il traverse la route. Il imagine déjà un chauffeur ivre qui déboulerait droit sur lui à bord de son camion de purin...
Chez Ed l'épicier, il achète quelques bananes plantins et une bouteille de Sangria pour se remonter le moral.
Arrivé à la caisse, il s'aperçoit qu'il n' pas pesé les bananes. Il rebrousse la longue file d'attente de consomateurs pas contents et repart pour un tour...

En arrivant au bas de chez lui, Bob fait très attention de ne pas choquer la bouteille en verre, contre les marches. Avec sa poisse, il se sent capable de la casser juste devant sa porte. et franchement il n'a aucune envie d'avoir à nettoyer le péron.

Une fois rentré, Bob s'affale dans le canapé et décide de ne plus en bouger jusqu'au soir.
Il est 16h. Il repense aux péripéties de sa journée, et se demande s'il y aura quelqu'un pour le croire...
Bob écoute les glaçons craquer dans la sangria.

3) 30° à l'ombre

Bob est allongé sur une plage de sable blanc.
A l'ombre d'une paillotte, il sirote un lait de coco.
L'océan, limpide, s'étale à ses pieds.
Des voiliers flottent paresseusement sur l'eau turquoise.
Un eunuque l'évente à l'aide d'une feuille de palmier...
Le parfum des bananes plantin en train de cuire, lui arrive par volutes au travers des persiennes entrebaillées.
De la forêt voisine, seuls les chants de perroquets multicolores viennent troubler le repos de l'aventurier.
Bob rêve...

Dans un autre espace temps,

Bob agonise sur les tomettes de la grande cuisine.
La tête dans le frigo, il a des restes de glace au chocolat qui sèchent aux coins de sa bouche.
Une flaque, provenant du congélo dégivré, s'écoule lentement autour de lui.
Les miettes de pain gisant là, gonflent pâteusement.
Le ventilo de Jeannette est foutu, pas un souffle d'air...
Les odeurs nauséabondes du canal s'infiltrent par la fenêtre ouverte.
Au coin de la rue, un groupe de soûlards braille des chants paillards.
Bob essaye de rêver...

vendredi 26 juin 2009

2) Premiers adieux

Depuis plusieures semaines Bob Morane a l'humeur d'une girouette. A chaque pet de vent il change d'avis, rajoute des objectifs un peu fous à son pa-projet initial, ce qui ne l'aide pas à voir les choses plus clairement...
Il a quand même réussi à définir la première étape de ce grand changement qui l'attend : il doit se débarrasser de ses chaînes matérielles afin de se sentir libre.

Bob a donc soldé ses comptes et envoyé sa lettre de démission.

Il occupait un poste de gardien de château, un job plaisant et pas trop prenant.
Pendant toute une année, Bob a erré dans les couloirs et les souterrains, visité les nombreuses pièces en enfilades avec miroirs rococo et chandeliers moyenâgeux, prit des bains dans des baignoires en porcelaine où de la mousse de lait coule directement des robinets dorés...
Il s'est régalé des petits plats que sa voisine Jannette mijotait pour lui dans les casseroles en cuivre de la grande cuisine... Soupe de courgettes au persil & chèvre frais, tarte aux oignons & roquefort et îles flottantes lui manquent déjà...
Bob s'est occupé des jardins, a fouiné dans les greniers à la recherche de cartes et de coffres, découvert des merveilles cachées dans les armoires des chambres et essayé de nombreux costumes oubliés.

Parfois Jannette et son ami Pierre venaient lui rendre visite et ensemble ils passaient de folles soirées à se déguiser, à se griser de vins fins bus dans des coupes en plastique et à s'imaginer être dans la Cour du Roi... ou pas loin.

Mais Bob sait qu'il doit quitter tout ça.
Après avoir longtemps hésité, il s'est rendu à l'évidence : il doit aussi se séparer de ses amis les plus proches...
Joanne, René, Raymond, Daniel et les jumeaux Régis et Boris ne peuvent pas l'accompagner.

Pour leur annoncer en douceur, Bob a prévu une fête : de beaux adieux à la hauteur de leur silencieuse amitiée.
Il a accroché une guirlande de noël un peu pelée et mis des cacahouètes dans un bol. Debout devant le trône principal du château, Bob est digne, mais tous autour ont l'oeil humide.

Pour l'occasion il a revettu son plus beau costume. Il l'a depuis des années.
Bon ok, il est élimé aux coudes, le pantalon le serre un peu plus qu'avant et l'épée est rafistolée avec du gaffeur mais son grand chapeau et son beau lasso sont comme au premier jour!
Dans l'ensemble il a fière allure, du moins c'est ce que sa mère lui a toujours dit ("- T'y es beau mon fils! T'y es mon Zoro!").

Pour égailler une situation qui pourrait vite devenir mortelle, Bob a mis un vieux vinyl sur le gramophone. Il sait que le 45 tours des Jackson Five passé en 78 tours raisonnera dans les haumes de la salle des armures. Il espère que cette nouvelle version de "Never can say goodbye" les aidera à se détendre.

Le moment des adieux approche.
Bob accroupi devant le trône sussure des mots d'encouragement à ses amis.
Le chemin sera long pour eux aussi. Il faudra tenir bon, rester proche au maximum, surnager autant que possible...

Bob a un regard ému pour chacun, il se souvient de la 1ère bulle de René, il était si petit à la naissance, si bleu... Et les jumeaux qui n'arrêtaient pas de le taquiner, toujours à lui tourner autour avec leur pyjamas à rayures oranges,noires et blanches, de vrais clowns! Et leur mère, la douce Joanne, qui ne les grondait jamais mais qui aurait été si bonne avec du citron... Et Daniel, avec ses yeux globuleux, qui avait eu si peur des protubérances sur la tête de Raymond...
Tant de souvenirs...

Mais Bob, fidèle à lui même et sûr du bienfondé de sa décision, ne peut plus rien pour ses amis. Ils devront se débrouiller par eux même.
Bob a le coeur brisé, c'est un peu sa famille qu'il abandonne.
Il ouvre la lunette, prend ses amis un à un entre ses mains tremblantes, et les lâche dans le trou béant de leur prochaine aventure.
" - Adieu fidèles compagnons, nous nous reverrons peut-être de l'autre côté de l'atlantique."

Au moment ou il tire la chaîne de la chasse au dessus de sa tête, le diamant du gramophone s'engage dans un sillon rayé, faisant répéter en boucle au pauvre Mickaël "- No, no, no, no, I never can say goodbyeNo, no, no, no, I never can say goodbyeNo, no, no, no, I never can say goodbye..."

Bob quitte la salle du trône en se mouchant dans son bandeau. Il trouve le monde bien cruel mais surtout il se demande ce que Jannette a bien pu préparer pour le dîner.



vendredi 19 juin 2009

1) Décision

Reprise du remue ménage printaniété pour Bob Morane.
Assis par terre devant sa commode qui dégueule de chaussettes pas triées, de jeans usés et de chemises à carreaux, il se demande s'il est bien raisonnable de rempaqueter ses affaires et partir vers d'autres cieux...

Cap au Canada! Direction le Québec où une séance de Wwoofing l'attend histoire de se mettre en jambe avant d'obtenir un Working Holiday Visa...

Bob Morane cire ses santiags pour partir chasser le puma des neiges, emporte ses boîtes de beans et son fusil à fléchettes. A la recherche de Calamity Jane, lasso au poing c'est sur qu'il va l'attraper! Il paraît qu'on l'a vue rôder sur son scooter doré du côté de Montréal!

En attendant il se fabrique une toque en peau de castor synthétique et s'entraîne à pousser des cris de chouette pour faire fuire les grizzlys. Si-si ça marche, il l'a lu dans "la Hulotte" N°76344288 de 1982 page 12. L'article s'intitulait "Comment faire fuir un grizzly en poussant des cris de chouette."

Plus que quelques soirées à dompter des poules sauvages et il pourra évacuer sa Casba. Finalement Bob Morane se sent prêt.